Asako Narahashi présentée sur des structures proposées par les diplômés bachelor de l'ECAL / Ecole cantonale d'art de Lausanne, Arthur Desmet, Marie Millière et Arthur Monnereau Copyright: Didier Matthey Doret
Asako Narahashi présentée sur des structures proposées par les diplômés bachelor de l’ECAL / Ecole cantonale d’art de Lausanne, Arthur Desmet, Marie Millière et Arthur Monnereau
Copyright: Didier Matthey Doret

 

 

Jusqu’au 2 octobre prochain la ville de Vevey se transforme, comme chaque année, en galerie d’art puisqu’elle regroupe, dans différents lieux, diverses expositions de photographies. Didier est allé y faire un tour et vous donne son point de vue. On y va ? On y va pas ?

 Un parcours pas comme les autres

Au détour d’une petite ruelle quasiment invisible, si un numéro (15) sur la carte ne nous indiquait pas son emplacement, vous suivez religieusement et avec un goût d’aventure entraînant, quelques flèches roses fluo scotchées… pour finalement rentrer dans un petit local commercial bien défraîchi mais, à la belle âme conservée.

Vevey, Festival Images 2016, biennale des arts visuels, "Détournements poétiques" de Chema Madoz. (Photo © Céline Michel / Festival Images)
Vevey, Festival Images 2016, biennale des arts visuels, « Détournements poétiques » de Chema Madoz. (Photo © Céline Michel / Festival Images)

 

A l’intérieur, plusieurs personnes de tous âges s’y trouvent afin d’admirer une des nombreuses intentions artistiques imagées que la ville de Vevey nous offre en ce rendez-vous annuel aux mille grandeurs, teintes et couleurs… à chaque nouvelle édition admirablement renouvelée. Ainsi se vit le « Festival Image » jusqu’au 2 octobre 2016, vous invitant à la balade, à se perdre pour mieux contempler, s’étonner et se régaler de la cité, du paysage et de toutes ces oeuvres se fondant souvent avec énormément de poésie et d’emphase avec votre regard.

Je vous l’accorde, le beau temps sera un allié précieux, magnifiant parfois les expériences proposées, tant le bord du lac et l’horizon hypnotisant opèrent comme un cadre mettant en valeur ou rendant hommage aux photographies exposées. Il y en aura pour tous les goûts car, les 75 postes en place vous emmèneront loin de vos quartiers, comme cette extraordinaire possibilité de tremper avec une canne à pêche des personnes dans le lac et de les voir s’immerger. Un jeu dont les enfants sont complètement dévolus à la cause, riant de plus belle en jouant avec ce concept génialement fou !

Guido Mocafico, des images immergées dans le Léman © Sébastien Devrient / Festival Images Vevey 2016
Guido Mocafico, des images immergées dans le Léman © Sébastien Devrient / Festival Images Vevey 2016

 

J’ai, pour ma part, énormément apprécié ces instantanés célèbres desquels on a retiré les protagonistes, donnant aux spectateurs la possibilité ludique de deviner de quel événement fameux il s’agissait. Il y a également le casting pour trouver le nouveau Jésus, un délice à ne surtout pas manquer. Ou encore ces clichés sur la plage à la merci des vagues s’abattant sur le rivage et dont les jours passant au contact de l’eau leur enlèvent progressivement leurs couleurs puis leurs images… l’emprise de la nature et du temps agissant… de manière singulière car mises neuves avant le festival. Une impulsion artistique juste géniale ! On aura encore vu le mont Fuji (Fuji-san) photographié en se baignant comme flottant sur notre lac Léman avec une magie particulièrement zen opérant. Bref, j’aurais pu vous parler parfois en m’étendant sur les différents sujets traités mais je vous laisse partir à l’aventure car c’est celle-ci qui fera que vous prendrez votre pied !

Vevey, Festival Images 2016, biennale des arts visuels, "A la fenêtre" de Pierre et Gilles. (Photo © Céline Michel / Festival Images)
Vevey, Festival Images 2016, biennale des arts visuels, « A la fenêtre » de Pierre et Gilles. (Photo © Céline Michel / Festival Images)

 

S’il y a forcément à boire et à manger et que les différents projets proposés ont la faculté d’autant vous exciter que vous intriguer, voire vous perdre, c’est la balade, le côté découverte de partout, le bonheur de tomber sur des oeuvres parfois un peu cachées et le plaisir contagieux qui découlent de cette extraordinaire « biennale des arts visuels » qui resteront, et feront de ce rendez-vous un plaisir que vous aurez envie de partager. Alors oui : on y va !

 

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Mat Collishaw, une pluie numérique dans l'Eglise Sainte Claire © Delphine Schacher / Festival Images Vevey 2016
Mat Collishaw, une pluie numérique dans l’Eglise Sainte Claire © Delphine Schacher / Festival Images Vevey 2016

 

 

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