Cette semaine Didier a filé arpenter les couloirs du Musée de L’Elysée à Lausanne afin d’y découvrir sa nouvelle exposition, il nous dit ce qu’il en a pensé. Voici la chronique culturelle de Didier.

Entre peur et fascination, l’Elysée immortalise royalement nos chères montagnes en nous offrant cette divine exposition !

Jusqu’au 30 avril, si vous vous rendez au musée de l’Elysée, vous aurez le plaisir de vous élever parmi de splendides instantanés réunissant une de nos plus grandes fiertés d’Helvètes : nos hauteurs si belles, éternelles, à la fois infranchissables et intrigantes.
Cette exposition intitulée « Sans limite » aurait pu n’être qu’une accumulation de clichés plus resplendissants les uns que les autres, sans plus de volonté d’expliquer, elle aurait très certainement quand même obtenu un vaste succès… mais le coeur mis ici à l’ouvrage est si vibrant qu’il met en orbite notre seconde maison. Pour moi l’attachement à nos montagnes est comme une deuxième nature : déjà parce que nous avons presque tous des souvenirs imprégnés là-haut. Et puis, pour tout un pan de nos loisirs qu’ils soient : la randonnée, l’alpinisme et j’en passe pendant l’été, mais aussi le ski, la raquette et j’en passe également l’hiver durant. Tous citadins, ou en tous cas gens des plaines, que nous pouvons être, nous nous sentons toujours comme mystiquement attirés par nos pics et leur magie.

Alors ce qui est ma foi parfaitement retranscris dans cette exposition si prenante, c’est sa manière de nous conter les choses à l’aide de peu de textes, mais ouvrants admirablement les brèches de la compréhension et de la pleine appréciation de ces œuvres réunies. Les différents thèmes nous emmènent de l’élévation créée par la « Verticalité » au parallélisme de « l’Horizontalité », traversant le caractère perpendiculaire de la « Frontalité », nous faisant prendre l’avion dans l’incroyable phase « Vue Aérienne / Plongée », sans oublier de se délecter de la grande visibilité du coin « Panorama ».
Puis, il y a toute l’histoire de la conquête photographique de ce nos montagnes qui évoquaient pour beaucoup le diable à une époque pas si lointaine que ça. Les premiers courageux à s’aventurer en 1850 avec toute une armada de matériel extrêmement lourd risquaient souvent leur vie pour relever le défi esthétique et artistique que cela représentait.

Sous les combles du musée on peut ensuite admirer une grande partie de majestueuses photos et autres essais rendants au Cervin la place princière qu’il lui appartient : ). Pour finir sur des jeux qui attireront autant les grands comme les plus petits, et il y a même un coin pour la rédaction de poésies, si votre inspiration vient en admirant nos beaux rochers.
Bref, le cocktail est tour à tour : palpitant, épique, immersif, rempli de beautés et passionnant, pour un voyage vertigineux valant pleinement que vous ajoutiez l’Elysée à un de vos futurs chemins.

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