Nos deux lectrices passionnées « Nélie » se sont rendues à Morges le samedi 2 septembre à l’occasion de la manifestation “Le Livre sur les Quais”, elles nous parlent de découvertes ainsi que de la journée marathon à laquelle elles ont eu droit!

 

Photo: Unsplash-eli-francis

Début de notre périple avec une première conférence qui avait plutôt l’air d’une “causerie entre amis” sur le thème “déplier la mémoire” avec les romancières,  Lorraine Fouchet, Marie Javet et Fanny Wobmann. Elles nous ont parlés de leur livre et de leurs personnages dont le fil conducteur était la transmission de la mémoire d’une génération à l’autre.

Dans le cas du roman « les couleurs de la vie » de Lorraine Fouchet, l’histoire décrit l’histoire de Kim qui décide, après le décès subit de sa grand-mère, de quitter son île de Groix pour Antibes. Elle deviendra dame de compagnie de Gilonne, ancienne actrice exubérante et tyrannique. Cette cohabitation multi-générationnelle va les apaiser et faire grandir Kim dans ses choix. Ce qui est également le cas dans « La petite fille dans le miroir » par Marie Javet, ou June fait la paix avec son passé au moment ou elle revient sur le lieu de son adolescence.Nous avons beaucoup apprécié  l’ambiance de cette discussion qui était fort agréable. Les auteurs étaient réellement accessibles et avaient une grande envie de partager avec leurs lecteurs.

Direction un petit lunch entre deux rayons de soleil pour recharger les batteries. Un break de courte durée puisque nous voilà déjà partie à une rencontre autour du thème “Traduire Pascale Kramer dans d’autres langues” pour son livre “Autopsie d’un père”.

Après l’obtention de son baccalauréat au Gymnase de la Cité à Lausanne, Pascale Kramer entreprend des études de lettres à l’Université de Lausanne. Elle interrompt ses études après une année et demie pour s’essayer au journalisme avant de finalement décider de se lancer dans la publicité. Direction: Zürich où elle passe six ans dans l’équipe de Jacques Séguéla. Quelques années plus tard, de passage à Paris pour son travail, elle décide de s’y installer et, depuis 1987, elle y exerce son métier de conceptrice en publicité.Pascale Kramer a publié ses premiers livres en Suisse où elle travaille avec les Editions de L’Aire.  « Variations sur une même scène » en 1982 et « Terres fécondes » en 1984 sont ses premiers écrits. Puis un silence de plus de dix ans avant « Manu », roman publié à Paris et lauréat du Prix Michel-Dentan en 1996. « . Pascale Kramer reçoit le Prix Lipp 2001 pour « Les vivants », roman tragique où deux enfants meurent accidentellement sous les yeux de leur oncle. Son livre « L’implacable brutalité du réveil » reçoit, outre le Prix Rambert 2010, deux autres prix prestigieux : le Grand Prix du roman de la SGDL (en France) et le Prix Schiller.

 

La romancière Pascale Kramer

L’histoire de « Autopsie d’un père » se déroule ainsi: Ania, qui n’a pas vue son père Gabriel ces dernières années, apprend par sa nouvelle femme qu’il vient de se suicider. Cette mort volontaire semble faire suite au scandale qui a éclaboussé ce journaliste.

Nous suivons la conférence avec trois traductrices (italien, allemand, anglais), qui travaille avec l’auteur depuis de longues années. C’est important de  souligner qu’elles ont déjà traduit plusieurs manuscrits de Pascale Kramer elles nous expliquent que grâce aux liens qu’elles ont développé avec l’auteur il est plus facile de garder l’atmosphère des récits.

La traductrice allemande, nous fait remarquer que la construction de la phrase, place du verbe,  n’est pas pareil qu’en français ce qui peut provoquer un changement de rythme et d’ambiance. Pour l’anglais,  le traducteur avait  un soucis avec le mot “caillasse” que nous trouvons le long des chemins de fer. L’auteur a dû lui envoyer des photos pour qu’il s’imprègne de l’ambiance, du lieu et de la région car ce mot n’existe pas dans la langue de shakespeare.

Pour conclure chacune a lu un passage dans sa langue natale, où nous avons découvert les différentes musicalités.

Notre impression pour cette conversation, nous avons apprécié  les échanges entre les traducteurs malgré que la conférence était longue et le rythme un peu lent. Les échanges avec le public n’étaient pas très interactifs mais il est vrai que le sujet du livre n’est pas facile. Né l’ayant lu, les thèmes, « père-fille », le suicide paternel et les problèmes sociaux en France en fond pour elle une lecture trop pesante.

 

…Si vous avez loupé ce rendez-vous:

Comme d’habitude cette journée à Morges est toujours un très grand plaisir avec de belles découvertes. Pour ceux qui n’ont pu s’y rendre, nous vous conseillons Lausan’noir les 27 au 29 octobre 2017 http://www.lausannoir.ch.

Le salon des Petits Éditeurs le 4 novembre 2017 à la Ferme Sarasin,  Grand-Saconnex (GE) https://www.petitsediteurs.ch

La Fête du Livre, rencontre autour de la  littérature savoyarde les 4-5 novembre 2017 au Château de Ripaille (Thonon-les-Bains) http://www.ripaille.fr

 

Références :

« Les couleurs de la Vie », Lorraine Fouchet aux Editions Héloise d’Ormesson, parution mars 2017.

« La Petite fille dans le miroir », Marie Javet aux Editions Plaisir de Lire, parution avril 2017.

« Nues dans un verre d’eau », Fanny Wobmann aux Editions Flammarion, parution janvier 2017.

« Autopsie d’un père », Pascale Kramer aux Editions Flammarion, parution janvier 2016.

 

 

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